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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 15:26
Par ppp
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Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 15:04

Imaginez, 500 jeunes Chrétiens, une ville, un thème («  Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Alors vous serez mes témoins» (Actes 1,8)), un point commun : JÉSUS. Réunis pendant 5 jours, pour des temps de rencontre, de partage, de prière et de joie !  

Notre histoire commence le Mardi 15 Juillet 2008, à 14h, à place Bellecour à Lyon. C’est l’heure du départ, les deux cars attendent les 80 jeunes du diocèse de Lyon qui doivent se rendre à Annecy, pour retrouver 420 autres personnes et partager avec eux des moments inoubliables… Dans le car, c’est le Père Thierry Jacoud (curé à Villeurbanne, et mon référent majeur pour le premier jour) qui fait l’animation, et on s’amuse, chacun doit donc passer au micro pour se présenter. A la pause, nous apprenons que dans le deuxième car tout le monde dort… Il est 17h, Annecy le Vieux, quartier de résidence des Lyonnais est en vue, mais c’est également l’heure des vêpres, qui sont improvisées dans le bus. Nous retrouvons alors nos familles d’accueil, qui nous hébergerons pendant 3 jours. Après nous être installés et avoir dîné dans les familles, nous nous retrouvons au stade du Coteau à Annecy, avec les autres jeunes, qui viennent des diocèses de Rhône-Alpes (Belley Ars, Valence, Grenoble, St Etienne et Annecy évidemment), pour la cérémonie d’ouverture. Nous sommes donc accueillit par Msg Boisvineau, évêque d’Annecy. A la fin de la soirée, je retrouve Marc, mon référent majeur, et accompagnateur dans mon cheminement vers la confirmation, qui viens d’arriver de Lyon. Nous rentrons donc dans notre famille d’accueil, avec Marc et Albrice, qui fait partie de mon groupe de préparation à la confirmation.

Le lendemain, nous avons rendez-vous à 9h à la paroisse Ste Bernadette, avec les autres jeunes du diocèse de Lyon, pour assister à la prière du matin, qui sera suivie d’une catéchèse sur l’Esprit Saint, et d’une messe. Pique-nique au bord du lac. L’après midi, avec un groupe d’amis, nous participons au festival de la Jeunesse. Après avoir longuement étudié la programmation, nous nous décidons pour les chants et prières de Taizé, puis pour le Dragon Boat (courses de bateau sur le lac). A 18h, nous sommes de retour à la paroisse Ste Bernadette, pour participer à un jeu « Fort Boyard » organisé par les volontaires pour notre diocèse. Dîner sur place. Le soir, notre diocèse assiste à une veillée organisée par un groupe de jeunes d’Annecy : ADORA.

Le Jeudi matin se déroule comme la veille, et nous décidons, l’après midi, de visiter Annecy et son château. A 16h, nous retrouvons les jeunes des autres diocèses, au stade du Coteau, pour assister à 17h à un concert donné par le groupe Glorious, groupe de rock chrétien, et qui fera la joie de la foule. Après cela, nous partageons une tartiflette géante, que nous digèrerons lors du bal folk, qui, pour notre petit groupe prendras fin à minuit, par un bain dans le lac.

Le lendemain, après une courte dernière nuit dans nos familles d’accueil respectives, nous retrouvons tous les autres jeunes à 8h, dans une école, d’où nous partons en car vers Thorens Glières, village de naissance, de St François de Sales, ou nous assisterons à la prière du matin. Puis nous repartons tous ensemble, à pieds cette fois, vers la Roche-sur-Foron, à 13km, ou nous nous installons, à Rochexpo, qui est un hall d’exposition, ou nous passerons la dernière nuit, mais aussi la dernière journée de ces JMJ. Nous installons donc nos affaires dans le hall A’, ou nous dormirons, pendant que les techniciens finissent d’installer, la scène et les écrans géants dans le hall A. Beaucoup (comme moi) vont faire soigner les coups de soleil qu’ils ont attrapés aujourd’hui au poste avancé de la Croix Rouge. Une messe est improvisée dans un couloir, par les nombreux prêtres qui nous accompagnent. Le soir, deux concerts nous sont proposés, mais notre petit groupe préfère rester dehors à discuter (il faut dire qu’il fait au moins 30°C dans le Hall A, ou se déroulent les concerts.

Le lendemain, à 11h, nous assistons à la retransmission de la veillée avec le Pape, diffusée sur écrans géants, depuis Sydney. A midi, je pars préparer, avec une amie le déjeuner pour les 1000 personnes présentes sur le site (en effets, beaucoup de personnes nous ont rejoint hier soir ou ce matin), en effets les organisateurs ayant besoin de volontaires nous nous sommes inscrits. L’après midi, nous assistons à une dernière messe, tous ensemble, et la nostalgie, commence à se faire sentir… Albrice, Marc et moi n’assistons malheureusement pas à la fin de la messe, car comme nous rentrons en voiture, nous devons partir rapidement.

 

Voilà, c’est ainsi que se sont déroulées les Journées Mondiales de la Jeunesse, d’Annecy 2008, en lien avec Sydney, expérience unique que chacun devrait vivre dans sa vie.

Mais surtout n’oubliez pas, rendez-vous dans trois ans, à Madrid, pour les prochaines JMJ.

 

A bientôt

 

Maximin

 

Par ppp
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 20:41

Par fab
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 16:46

Vous n'ignorez pas que nous sommes en pleines fêtes de Pâques...et vivant dans une communauté religieuse, en pays musulman, je participe à presque toutes les célébrations...

 J'avoue que j'en ai fait craquer une ou deux!

Cependant, je ne viens pas ici vous conter la veillée pascale, ni les divers offices, mais une tradition chrétienne qui favorise le dialogue islamo-chrétien...et qui vient contre-carrer la
description de Kaolack par Maman, qui est assez dure à mon gout.

Il se peut aussi que je m'habitue à la saleté et poussière ambiantes...

Car s'il est certain que la ville de Kaolack souffre de vrais problèmes de salubrité et de santé publique, il n'empêche que les gens que je rencontre ici sont charmants, et je commence à me faire un petit réseau d'amis. Tout va bien, ne vous inquiétez pas!!


Mais venons en à l'objet de mon récit: la tradition du  NGALAX (le X se prononce comme la jota espagnole).
Depuis plusieurs générations, le matin du vendredi  saint est consacré à la préparation du NGALAX. Il  s'agit d'un mélange sucré, liquide, de pate  d'arachide, de jus de pain de singe (qui est le fruit  du baobab), et de graines de mil.Ca prend plusieurs heures à préparer, et c'est extrêmement nourrissant.

Mais le très grand intérêt de ce breuvage, est de vous nourrir un jour théoriquement jeuné dans ce pays...surtout chez des soeurs! ( j'avoue que j'étais contente de me baffrer), mais aussi d'être distribué à tous ceux qui vous entoure.

J'ai donc fait le tour de la ville pour en  porter à toutes les relations des soeurs, chrétiennes ou
musulmanes, ainsi, la banque, la société de téléphone, d'électricité...tous ont reçu leur bouteille de ngalax, ainsi que les vrais amis. Et tous m'ont particulièrement bien reçu...et ce pour la première fois.

En général, la banque n'aime pas me voir arriver avec mes questions et mes réclamations pour des opérations qui auraient du être faites depuis des années....

Je ne sais pas si le ngalax sera miraculeux pour régler nos affaires, mais en tous cas, les relations seront certainement plus agréables et détendues!


Cette tradition du don de nourriture se reproduit à plusieurs moments dans l'année: Noel, l'Aïd, bref, à chaque grande fête religieuse, les voisins se partagent leur plat traditionnel. Ce qui remplace logiquement les cadeaux superflus, qui de toutes façons n'existent pas dans ce pays!


Ce partage de nourriture est très agréable et pacifie beaucoup les relations. Quoi de plus symbolique, chaleureux et généreux  que le partage du repas???

 Comme vous le voyez, je poursuis avec beaucoup  d'intérêt (et parfois d'incompréhension, il est vrai) ma découverte du Sénégal et de sa population. Et c'est  bien ce pourquoi j'ai décidé de venir vivre ici, cette  expérience un peu décalée...

 Je vous attends malgré tout quand vous voulez à Kaolack ou ailleurs et n'hésitez pas à me faire signe si vous passez dans le pays!!!

Je vous embrasse tous très très fort.
Bonne route!!
Amélie

 

Par ppp
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Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 22:50

15 jours au Sénégal

Partis le 22 février 2008 de St Exupéry, nous voilà 5h30 plus tard à Dakar : dépaysement total. Très vite, il fait 30°, le soleil est là et Amélie nous rejoint à MBOUR, à l‘hôtel Blue Africa à 80 Kms au sud de Dakar, en bordure d‘océan : joie des retrouvailles, bains de mer, sable fin et chaud, siestes et un peu de tourisme:

- St Louis et son port de pêche, ses rues au charme endormi, que nous parcourons en calèche, l’embouchure du fleuve Sénégal et la plage: immense et vide!

- l’île de Gorée, célèbre pour avoir été un point de départ important des esclaves pour l’Amérique; St Laurent du Maroni en Guyanne avec son bagne nous a plus impressionné; l’île n’en n’est pas moins charmante avec ses maisons aux couleurs vives, ses rues étroites et fleuries.

- Ker Moussa : abbaye bénédictine crée par les moines de Solesmes: ils ont un magnifique verger d’où l’on a rapporté ananas et pamplemousses, pour l’autre foyer Clair Logis qui est à Thiès non loin de là et qui nous a accueillis pour le déjeuner.

Dès que nous quittons les centres urbains, c’est la campagne ou plutôt la savane: pas de grosses bêtes sauvages , mais des moustiques! Des cases rondes aux toits de chaume comme dans Kirikou la sorcière, des ânes , des chèvres, des moutons, des zébus, des cochons: tout ce joli monde en liberté qui traverse la route quand vous arrivez…

Pays plat d’un bout à l’autre, donc routes toutes droites matérialisées comme les nôtres, mais attention à la circulation: on double n’importe quand: voitures, camions hyper-chargés, taxis brousses déglingués( il paraît que le contrôle technique existe !)
Dans ces taxis-brousse, on s’y entasse à 7, une fois qu’on a négocié le prix (pour ça Amélie se débrouille bien), et on ne part que quand ils sont pleins;
Avec l’un d’eux, nous avons gagné KaolaK avec Amélie et ainsi, nous avons découvert le Foyer Clair Logis où elle habite et travaille;
Accueil chaleureux de ses « collègues » puis des élèves qui nous ont fait un discours, un cadeau avec danses et chants accompagnés au tam-tam, pour nous souhaiter la bienvenue: touchant et bien sûr, je verse ma larme! Amélie avait eu le même accueil à son arrivée: c’est la taranga sénégalaise!

En digne fille de son père, Amélie avait mis les choses au pire: pas question de rester une semaine à Kaolak: chaleur, moustiques saleté, elle voulait nous l’épargner; mais voilà, nous y sommes quand même restés une semaine ; ainsi nous avons pu voir la ville  et toutes les connaissances et amis d’Amélie:

- Tout ce qui, à Kaolak est catholique, passe au Foyer Clair Logis: nous avons donc  rencontré beaucoup de monde, le clergé surtout, ravis d’accueillir « papa et maman d’Amélie »: palabres, apéros, repas, tout a été occasion de rencontres soit au Foyer, soit à l’Alliance franco-sénégalaise, soit dans les campagnes reculées où on se rend par pistes sableuses à travers la savane .

- Autres rencontres, les amis « profanes » d’Amélie : autour d’une table d’un hôtel climatisé de kaolak : bonne soirée et bonnes discussions; Amélie peut compter sur eux et cela nous a fait plaisir de les rencontrer; les reconnaîtrai-je si je les croisais demain? Pas sûr car j’ai l’impression que tous se ressemblent!
Nous avons rencontré aussi des Carmes de Montpellier qui sont de vrais cow-boys de Dieu: vous pouvez vous en faire une idée en lisant « Famille chrétienne » n°1573;

- Entre 2 siestes, j’ai appris à teindre du tissu blanc pour faire du Batik : c’est magique!

Visite de la ville: circulez; y a rien à voir! C’est sale, moche et passablement délabré, c’est pour cela qu’Amélie ne voulait pas qu’on reste là! ça sent mauvais; on a l’impression d’être tout le temps dans un nuage de poussière!
La particularité de Kaolak: de son riche passé de capitale de l’arachide, il ne reste qu’ un immense marché couvert : le 2ème d’Afrique, disent les guides; là, se côtoient échopes en tous genres, dans un entrelac de ruelles étroites (attention où l’on met les pieds!): on trouve tout: tissus en abondance, pièces détachées, bouilloires en plastique qui servent aux ablutions, cartes de téléphones, chaussures, re-tissus, monceaux de sous-vêtements en vrac, vêtements d’hommes, ateliers de tailleurs avec leur machine à coudre qui vous font votre tenue sur mesure…
Tout ce qui est alimentaire est à la périphérie du marché, à l’air libre: tout est étalé par terre sur un vague journal ou plastique: choux, carottes, pommes de terre, fruits, poissons frais et séchés( couverts de mouches dans tous les cas!)avec une circulation automobile, hippomobile, et piétonne débordante…

On se fait accoster à tous les pas: « toubabs »: ainsi appelle-t-on les Blancs; Amélie est la seule toubab de Kaolak qui compte 200 000 habitants!
Elle supporte bien la chaleur, (30° la nuit 40° le jour lors de notre séjour), la nourriture, le mode de vie; elle a l’air de bien se couler dans le moule sénégalais; elle marchande à merveille, avec calme, en riant; le Sénégalais est cool, de bonne humeur et nonchalant; il n’est pas agressif pour 2 sous et c’est bien agréable.

Ceci dit, la vie la-bas nous a paru dure à cause du climat et de la saleté; pas de poubelles et pas de camions qui ramassent vos ordures; on balaie chez soi et on pousse tout dans la rue: imaginez les kms d’ordures nauséabondes, les sacs plastiques, les papiers qui volent partout, des grands champs à toutes les entrées de la ville garnis d’ordures qui se consument plus ou moins empestant l’atmosphère: bonjour les allergies!
Au milieu de ce spectacle un peu désolant, les femmes: elles sont belles, coquettes, propres, superbes dans leur robes ajustées, aux couleurs vives, avec des coiffures travaillées; comment font-elles pour paraître toujours fraîches au milieu de cette médiocrité? Mystère…
 

Le week-end, nous avons essayé d’aller changer d’air à FOUNDIOUNE, bourgade à l’embouchure du Saloum (rivière qui passe à Kaolak):  voyage épique car nous avons eu une panne de voiture; alors, on pense très fort au Petit prince en se retrouvant à midi en plein désert, sans ombre mais nous avions de l’eau! à faire du 2 kms à l’heure…

Nous avons pu rejoindre la ville et profiter du calme et de la presque fraîcheur du coin; nous avons rencontré Mathieu, originaire de Haute-Rivoire (Rhône), volontaire comme Amélie mais qui travaille pour la gente caprine, sur un projet financé par la Région Charente Poitou: merci Ségolène! Il est basé à Fatik à 60kms de Kaolak depuis un an et demi et commence à avoir une bonne connaissance du pays. 

Amélie à Kaolak? Elle est encore dans une phase de découverte , s’adapte bien, supporte encore la vie avec la communauté, même si c’est lourd parfois mais qui lui permet de découvrir le cœur de ce pays qui nous déconcerte, nous, mais qu’elle est prête à adopter;
Elle rencontre pleins de « cas sociaux »qui lui donnent l’occasion de ne pas perdre la main d’assistante sociale. Si vous passez par le Sénégal, prévenez-la et elle accourt (prévenez-nous aussi au cas où on ait des choses à lui faire passer). Elle vous fera découvrir des endroits que nous n’avons pu voir: la Casamance, le Siné-Saloum, Dakar et autre lieux pleins de charme qui ne passent pas par Kaolak!

Voilà un petit aperçu de ce que nous avons vu: cela nous permet de mieux comprendre ce que vit Amélie et de la « voir » dans son cadre de vie, ce qui est important pour nous; cela dit, nous avons un peu souffert de la chaleur, surtout Louis, d’autant plus que les nuits en plus d’être chaudes sont scandées par les prières des Muezzins:durdur!
Si vous voulez tout savoir sur les Marabouts ( pas les animaux mais les chefs religieux), le Magal, les talibés, et aussi comment vivent les chrétiens au Sénégal etc…Louis saura vous en dire 2 mots…, ici, ce serait trop long.

Nous avons retrouvé la fraîcheur en arrivant à Lyon où il faisait 4°! mais je suis prête à retourner au Sénégal!
Affectueusement à tous et bravo pour les nouveaux élus et élues!

                    Do
                   

Par ppp - Publié dans : 15 jours au Sénégal
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