Lundi 2 mai 2011
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Arrivés sous la pluie pour dresser un camp dans la boue, 130 scouts et guides lyonnais viennent de vivre "une aventure, où le mot cohésion a été décliné sous tous
ses aspects".
C'est le constat qu'a dressé à leur retour de l'île d'Elbe, vendredi, Stéphanie-Anne Pinet, l'une des réalisatrices d'un séjour placé sous le signe de
Napoléon.
Après l'office pascal qui s'est déroulé en plein air, le soleil a choisi définitivement d'embraser l'île. Les parcours effectués dans la nature, les veillées à
thème et les challenges d'unités ont permis des échanges entre les différentes tranches d'âge.
"L'engagement des chefs, anciens ou actuels, a été le ciment de cette cohésion. On leur doit un programme varié, qui a permis à nos scouts de mieux découvrir le mot
solidarité", disait Stéphanie-Anne aux parents "presqu'îliens" venus chercher leurs enfants, fatigués également par un voyage en car de près de 11 heures, mais pleinement heureux de cette évasion
italienne.
Hortense Hutin, jeanette de 9 ans : " C'est la première fois que je vais à l'étranger et dans un île.
C'était super. J'ai aimé les randonnées et apprécié la beauté des montagnes se jetant dans la mer. Les veillées m'ont plu, en particulier celle où j'ai joué devant tout le monde pour retracer la
vie militaire de Napoléon. Débrouillardise, solidarité et dynamisme ont été au rendez-vous."
Pierre Groleau, scout de 13 ans : "Se retrouver tous âges confondus est une aventure que j'ai
appréciée. J'ai redécouvert la simplicité. Les activités ont été géniales. Il nous a été souvent demandé de faire appel à notre imaginaire. Vivre en groupe dans une nature méditerranéenne à
l'état brut, en présence de chefs super, j'en redemande volontiers."
Flamine Berger, compagnon de 18 ans : "Vivre, loin de chez soi, avec des jeunes et des moins jeunes,
engagés dans le scoutisme, c'est l'aboutissement d'un projet, dont on rêvait depuis deux ans. J'en retiens l'esprit d'équipe et le dynamisme des participants. Si certains d'entre nous ont pu
servir de modèles, je l'attribue à la qualité de l'organisation qui a permis à tous de s'exprimer avec confiance.
Article paru dans Le Progrès du 30 Avril 2011